Le saviez-vous ?

-    Au début du XII il y avait un double couvent bénédictin à Faverney, hommes et femmes. Le couvent des hommes devait être situé vers la porte Basse. On pense qu’il était placé sous l’autorité de l’Abbesse, à moins que ce ne soit sous celle de l’Abbaye de Luxeuil, fondée par St Colomban.

-    Gui de Bourgogne, né à Quingey en 1060, fut moine à Faverney avant d’être nommé archevêque de Vienne puis d’être élu Pape en 1119 sous le nom de Calixte II.

-    En 1147, 8 habitants de Faverney, équipés de pied en cape par l’Abbaye, participèrent à la seconde Croisade, organisée conjointement par le roi de France Louis VII et l’empereur d’Allemagne Conrad III.  

-    Dom Vincent Duchesne, qui fut moine à Faverney, où il exerça ses talents de professeur et d’architecte, a mis au point une méthode d'apprentissage rapide de la lecture dont il a fait bénéficier, en 1717, le dauphin Louis XV alors âgé de 7 ans.

-    Le dernier religieux de l’ancienne Abbaye de Faverney, frère Romain, alias Claude-Pierre Mignot, est décédé en 1846 à  l’âge de 93 ans. Il avait prononcé ses vœux en 1774, année de la mort de Louis XV.

-    Entre l’arrivée des premières moniales en 722 et le départ des derniers moines en 1791, l’Abbaye de Faverney aura vécu mille soixante-neuf ans.

 

Yves RAGUET                                                                                                                                                                                                                                                                     

Il était une fois Faverney

L'histoire de cette petite cité de 975 habitants, prise entre la Saône et la Lanterne, visible de loin avec ses deux clochers est construite autour de son abbaye dont l'histoire remonte au VIe siècle avant Jésus-Christ.

En 1608, le jour de la Pentecôte, un miracle se produisit. L’incendie du reposoir de l’église abbatiale épargna l’ostensoir contenant deux hosties. Pendant trente-trois heures, il resta suspendu dans l’air. Rien ne put expliquer les raisons de son élévation. L’Eglise convint d’un miracle. Depuis, les pélerins affluent à Faverney et aujourd’hui sont encore nombreux à célébrer la Pentecôte et la tradition religieuse se conjugue alors habilement aux festivités locales.

Fondée au VIIIe siècle, l’abbaye accueillit d’abord des moniales puis, dans le courant du XIe siècle, des bénédictins de la Chaise-Dieu. L’église paroissiale garde la Sainte-Hostie. Son porche gothique donne sur une nef à piliers ronds, carrés et octogonaux. Rénové au XVIIIe siècle, le cloître rappelle délibérément cette époque. Le pont des Bénédictins ouvre sur la ville en enjambant de ses neuf arches la rivière La Lanterne. Les bords de La Lanterne et du canal donnent à Faverney un cachet romantique. De plaisants ouvrages d’architecture renforcent l’attrait du bourg labellisé « Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté »

Bref historique

Le nom de Faverney évoque le verne (ou vergne) autre nom de l’aune qui poussait dans les marécages des bords de la Lanterne.

Habitée par les Séquanes, occupée par les Germains puis par les Romains qui en firent une « villa », Faverney n’échappa certainement pas aux hordes d’Attila.

Des moniales à Faverney

C'est au 8e siècle, en y fondant une abbaye pour l'une de ses sœurs, que Wideradus, seigneur bourguignon, marquait pour plus d'un millénaire l'empreinte religieuse de la cité. Les moniales bénédictines occupèrent les lieux pendant plus de 400 ans.

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Quelques personnalités

Dom Vincent Duschesne

De son vrai nom Jean-Baptiste Duchesne, Dom Duchesne est né en 1661 à Besançon. Il est mort en 1724, dans la même ville.

En 1678, il fait profession de foi religieuse à Faverney.

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